Ce que les enseignements Q’eros ont ouvert en moi 

Je n’ai pas rencontré les enseignements Q’eros par hasard.

Ils sont arrivés à un moment de ma vie
où quelque chose en moi était en train de basculer.

Un moment où je ne pouvais plus avancer comme avant.

Où les mots, les analyses, les explications…
n’allaient plus assez loin.

Un moment où comprendre ne suffisait plus.

Et c’est dans cet espace-là
que j’ai rencontré ces enseignements.

Je les ai approchés avec respect. 

Mais aussi avec humilité.

Parce que je sentais que cela ne s’apprendrait pas comme on apprend quelque chose.

J’ai ressenti qu’il y avait là une autre manière d’être avec la vie.
Une autre manière de traverser.

Ces enseignements ne passent pas d’abord par la tête.
Ils se vivent.
Ils se ressentent.

Ils parlent d’un autre rapport au monde.

Un monde où tout est relié.
Où l’on n’est pas séparée de ce que l’on traverse.
Où chaque passage a un sens, même s’il n’est pas immédiatement visible.

Cela se vit.
Pas comme un savoir.
Mais comme une expérience. 

Avec la roue de la médecine,

J’ai rencontré le serpent.

Dans les moments où il n’y avait plus d’échappatoire.
Où il fallait descendre, ressentir, traverser.

Apprendre à laisser mourir certaines parts.
À muer, même quand c’est inconfortable.
Même quand cela demande de lâcher ce que l’on connaît.

Puis j’ai rencontré la jaguar.

Dans ces passages plus denses.
Plus silencieux.

Ceux où l’on ne peut pas faire semblant.
Où il faut regarder, rester, ne pas fuir.

Elle m’a appris à traverser sans détourner le regard.
À rester présente, même dans l’intensité.

Et au cœur de ces traversées,
le colibri est venu. 

Celui qui avance, pas à pas.
Qui fait sa part, sans chercher à porter le tout.

Il m’a appris la simplicité.
Le mouvement juste.

Puis l’aigle. 

Celui qui voit plus loin.
Qui prend de la hauteur.

Il m’a appris à élargir le regard.
À ne pas rester enfermée dans ce que je vivais sur l’instant.

Et entre les quatre…

J’ai commencé à comprendre qu’il existait des cycles.
Des directions.

Des moments pour agir.
D’autres pour ralentir.
D’autres encore pour laisser mourir ce qui ne devait plus continuer.

Ces enseignements ne m’ont pas donné des réponses.
Ils ont changé ma manière d’être avec ce que je vis. 

Et puis, il y a eu l’enseignement de la prophétie des Andes.

Elle parle d’un basculement.
D’un changement de conscience.

D’un moment où l’ancien monde —
nos façons de penser, de vivre, d’être—
arrive à une forme de limite.

D’un moment où quelque chose se défait,
pour laisser place à autre chose.

Quand je l’ai intégrée,
elle n’a pas résonné comme une idée lointaine. 

Elle a fait écho à ce que je vivais.

Des repères qui tombent.
Une ancienne manière d’être qui ne tient plus.
Et cette sensation, parfois inconfortable,
qu’autre chose cherche à émerger…
sans encore avoir de forme.

Les q’eros parlent d’un changement de regard.
Et c’est exactement ce que j’ai vécu intérieurement.

Apprendre à ne plus voir mes épreuves comme des blocages.
Mais comme des passages.

Apprendre à ne plus lutter contre ce qui se défait.
Mais à voir ce qui cherche à prendre place.

Ne plus chercher à revenir en arrière.
Mais à laisser émerger une autre manière d’être.

Peu à peu, quelque chose s’est déplacé en moi. 

Moins de contrôle.
Plus d’écoute.

Moins de volonté de comprendre.
Plus de confiance dans ce qui se vit.

Ces enseignements ne m’ont pas transformée d’un coup.

Ils m’ont accompagnée, pas à pas,
dans une autre manière d’être au monde.

Aujourd’hui, je ne transmets pas ces traditions comme un savoir.
Je transmets ce qu’elles ont ouvert en moi. 

Une manière de tenir l’espace.
Une manière d’écouter ce qui se joue, au-delà des mots.
Une manière d’accompagner sans diriger. 

Aujourd’hui, quand je tiens un espace pour une femme,

Je m’appuie sur cette manière d’être au monde.
Sur cette écoute du visible et de l’invisible.
Sur cette confiance que quelque chose sait, en profondeur.

Et un espace s’ouvre pour elles.

Parce que je sais, maintenant,
que même dans les moments les plus inconfortables…
quelque chose est en train de se transformer. 

 

Dans ce que vous traversez, il y a déjà un mouvement vers autre chose. 

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